Des questions que tout le monde se pose sur le marché et auxquelles rien ne répond en français. Elles sont traitées avec ce que dit le registre ouvert, le champ offresRecues des données essentielles de la commande publique, et non avec des estimations.
17,4% des appels d'offres ouverts notifiés de janvier à juillet 2026 n'ont reçu qu'une offre, sur 28 853 marchés. Tous marchés confondus le chiffre monte à 23,9%, mais ce total inclut les marchés passés sans publicité ni mise en concurrence, qui sont à 87,8% d'offre unique parce que c'est leur définition et non un constat. Hors ceux-là, 18,7% sur 77 870 marchés, avec une médiane de 3 offres et une moyenne de 6,4. Le champ est obligatoire au schéma DECP, et 84,6% des marchés de la période le renseignent: les autres déclarent "NC", non communiqué, ce qui est une réponse et pas un vide.
Sur les marchés mis en concurrence, la médiane est de 3 offres et la moyenne de 6,4, de janvier à juillet 2026. C'est la médiane qu'il faut retenir: dans les DECP un marché alloti donne une ligne par lot et le nombre d'offres y répète souvent le total de la consultation, si bien qu'un seul appel d'offres hospitalier de 78 lots à 124 offres pèse 78 fois dans une moyenne. L'écart entre les deux dit aussi la forme du marché: la répartition est 1 offre dans 23,9% des cas, 2 offres dans 16,2% des cas, 3 offres dans 15,4% des cas, 4 offres dans 11,2% des cas, 5 offres dans 8,0% des cas, 6 à 10 offres dans 15,1% des cas, plus de 10 offres dans 10,2% des cas. Autrement dit près d'un quart se décide sans concurrence effective et une minorité concentre les procédures vraiment disputées. Pour une entreprise qui choisit où mettre l'effort, c'est la médiane qui compte, pas la moyenne.
L'appel d'offres ouvert, mais de très peu. De janvier à juillet 2026: appel d'offres ouvert à 17,4%, procédure adaptée à 18,4%, procédure avec négociation à 22,9%, appel d'offres restreint à 41,2%, marché passé sans publicité ni mise en concurrence préalable à 87,8% d'offre unique. Les deux procédures qui portent le volume, l'appel d'offres ouvert et la procédure adaptée, se tiennent à moins d'un point l'une de l'autre: choisir entre elles ne change presque rien à la concurrence rencontrée. La marche se trouve à l'appel d'offres restreint, ce qui se comprend puisque les candidats y sont sélectionnés avant d'offrir, et le dernier chiffre n'est pas un constat mais une définition. En France, contrairement à la Colombie, c'est le secteur qui écarte les taux bien plus que la procédure.
Le logiciel, très loin devant. De janvier à juillet 2026, la division CPV 48 (Logiciels et systèmes d'information) affiche 64,9% d'offre unique sur 561 marchés, et à l'autre bout la division 71 (Services d'architecture, services de construction, services d'ingénierie et services d'inspection) tombe à 12,1% sur 7 069. Qui vend du logiciel à l'État français concourt contre presque personne; à l'autre bout, services d'architecture, services de construction, services d'ingénierie et services d'inspection se dispute pour de vrai. Le fait notable est ailleurs: le haut du tableau est le même au Portugal, dans un registre national indépendant et avec la même méthode.
Sur la même période et sur la procédure ouverte équivalente, la France est à 17,4% d'offre unique, le concurso público portugais à 13,9% et la licitación pública colombienne à 57,9%. La France et le Portugal se ressemblent, l'écart avec la Colombie est d'un autre ordre. Ce n'est pas un jugement sur les trois systèmes: c'est ce que les trois États publient sur eux-mêmes, compté de la même manière, sur les mêmes mois. Pour un exportateur, cela répond à une question pratique, celle de savoir où une offre bien préparée rencontre le moins de monde.
99 437 marchés notifiés de janvier à juillet 2026, dans les données essentielles de la commande publique que l'État consolide, après retrait de 8 227 lignes en double, le même marché re-déclaré après modification. Ce n'est pas toute la commande publique: les DECP ne couvrent que les marchés soumis à publication des données essentielles, et les petits achats sous le seuil n'y figurent pas. La procédure la plus utilisée est procédure adaptée, 45 083 marchés parmi ceux qui déclarent leurs offres; l'appel d'offres ouvert en compte 28 853, soit 34,3%, et 7,5% ont été passés sans publicité ni mise en concurrence. 84,6% des marchés déclarent le nombre d'offres reçues, et c'est sur eux que les taux de concurrence de cette page sont comptés.
Mars, avec 20 422 marchés notifiés, contre 9 622 en mai, le mois le plus creux, de janvier à juillet 2026 et après dédoublonnage. Ce qui ne bouge presque pas, c'est la concurrence: la part d'offre unique des marchés mis en concurrence reste entre 18,1% et 19,4% d'un mois à l'autre, ce qui dit que la concurrence est une propriété du marché et non de la saison. Deux précautions: le mois est celui de la notification et non de la publication de l'avis, et le dernier mois de la période arrive incomplet parce que les acheteurs publient leurs données avec retard; il sera révisé à la hausse à l'édition suivante. La « ruée de fin d'année » dont tout le monde parle n'est pas mesurée ici: la période s'arrête en juillet.
Par nombre de marchés notifiés de janvier à juillet 2026: RESEAU DES ACHETEURS HOSPITALIERS (RESAH) (1 518), CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE TOULOUSE (CHUT) (1 505) et COMMUNE DE MARSEILLE (1 118), sur 8 547 acheteurs distincts qui ont notifié au moins un marché dans la période. Le classement est par nombre et non par montant, à dessein: le montant d'un accord-cadre est un plafond, et classer des acheteurs sur des plafonds classerait des intentions. Il faut lire ces têtes de liste avec une réserve: dans ce registre un lot est un marché, et les centrales d'achat et les hôpitaux notifient des consultations à dizaines de lots, ce qui les pousse en haut. Le Baromètre publie les 15 premiers avec leur SIRET et, au-dessus de deux cents marchés mis en concurrence, leur part d'offre unique.